Rachel et Jacob Gordin

Print
Parent Category: ARCHIVES Category: Archives Privées
AP13

Fonds Jacob GORDIN

Philosophe et penseur juif - (1896 - 1947) (Pensée juive et philosophie allemande).

et

Fonds Rachel GORDIN Epouse de Jacob GORDIN.

*Inventaire d’après les commentaires, enregistrés sur cassettes audio, de Noémi (fille de Jacob Gordin) et de Cyril Aslanov (professeur israélien) retranscrits en sept. 2003 à Paris par Laurent Zimmern (archiviste à l’Alliance Israélite Universelle).

Boîte 1 :

I) Projet de la création d’un centre européen d’histoire juive contemporaine Il s’agit de l’embryon du projet du C.D.J.C.

II) Notes de cours qui ont rapport avec la cosmologie, aux astres, au temps, aux êtres ivants (en français, hébreu et russe). C’est surtout des citations en hébreu, avec des commentaires parfois en français, parfois en russe. Mais essentiellement ce sont des citations extraites de la Bible, du Talmud et aussi un peu de littérature kabbalistique, hassidique. Il n’y a pas mal de considérations sur le rapport entre le microcosme et le macrocosme, l’être humain et le cosmos, le temps. (Mais ce ne sont que des notes, rien de rédigé).

III) Gros tas de plusieurs papiers ensemble qui sont censés être les commentaires rédigés de la Torah. Ce n’est pas complet, mais il y a des pans entiers du Pentateuque qui sont commentés avec des citations de sources midrashiques. Il y a aussi des commentaires personnels : cela se voit d’après le changement de langue. Quand c’est en hébreu, c’est visiblement recopié d’une source midrashique ou talmudique et quand c’est en allemand, en russe ou en français. C’est l’interprétation personnelle de l’auteur. (C’est intéressant et c’est à garder)

IV) Probable recension d’un ouvrage écrit par un certain Haering. Il y a des extraits dactylographiés et en manuscrit probablement le brouillon de la probable recension.

V)(dans boîte 3)

VI) Extraits du tome VI des oeuvres complètes de Vladimir Soloviev (philosophe russe très important de la fin du XIXè et du début du XXè siècle). Gordin n’a pas indiqué le titre de ces oeuvres, mais il a recopié les passages qui l’intéressent et chaque fois il donne la référence très précise de chaque extrait. On sait ainsi exactement ce qu’il a lu, ce qu’il a utilisé ! C’est un miroir de sa pensée en fait ; c’est les traces de sa pensée. Ce n’est pas les traces de ce qu’il a écrit, c’est les traces de sa pensée, de son travail.

VII) Passages recopiés d’après un ouvrage d’histoire de la philosophie, plutôt que de philosophie. Gordin a appelé cela « Stand of Philosophie » de Rickert. On peut identifier ce Rickert, c’est facile parce que cela a été publié.

VIII) Références de catalogues de manuscrits hébraïques. Des références bibliographiques.

IX) Extraits de philosophes ou penseurs du XVIIIè siècle traduit en russe. (Probablement quand il était encore en Russie, parce qu’il avait pensé à cela en russe). Il cite Schiller en russe.

X) Il y a aussi des remarques de Jacob Gordin écrites en russe. Il y a des notes personnelles de Jacob Gordin (allemand, hébreu, russe). Même sujet. (Notes dispersées et complexes car dispersées).

XI) Notes sur Brunschvicg, philosophe français. Gordin recopie des documents, des passages qui l’intéressent et prend des notes. Il y a des choses différentes. Un livre qui s’appelle La connaissance de soi . (Tout est en français). Il a des citations de Brunschvicg. (Gordin a recopié et souligné ce qui l’intéressait particulièrement). Notamment un commentaire qu’il a écrit en russe « tête de chapitre » pour lui-même. (Il pensait en russe d’après le commentateur, mais écrivait en allemand). Il a fait ses études antérieures en Russie, il est né en 1896 et est arrivé en Allemagne en 1923 à l’âge de 27 ans. Jusqu’à cet âge, il pensait en russe et a toujours étudié en Russie, où il avait fait son deuxième cycle.

Notes de lecture d’après 2 ouvrages de Brunschvicg.

XII) XIII) XIV)(dans boîte 3)

XV) Dialogue d’amour d’Abravanel, (Léon Juda Abravanel) dont il a recopié des passages qui l’intéressaient d’après la version hébraïque. Abravanel a écrit aussi en italien, mais ce passage là est en hébreu. Il s’est basé sur une version italienne et il écrivait en russe. Il s’agit d’un index des termes avec la référence où ces termes apparaissent. Ce n’est pas très complet. Suivi d’un début d’index des noms propres. Il a notamment noté toutes les références à Platon et à Aristote et à Plotin. Ce sont des notes de lecture sur les Dialogues d’amour de Léon Hébreu.

XVI) C’est une thèse de doctorat de philosophie en allemand, présentée par un étudiant juif russe, écrite en 1910 du titre Le jugement de la réalité que Gordin a trouvé à la Bibliothèque de Marburg, puisqu’il est arrivé en Allemagne en 1923. Il a fait des notes de lecture car c’était important pour lui, pour Hermann Cohen.

XVII) : manquant

XVII) C’est un index de termes traités par ordre alphabétique et qui ne regroupe que la lettre « noun ». D’ailleurs un noun est marqué sur l’enveloppe. Il s’agit d’un index de termes : ce sont des fiches alphabétiques de termes commençant par la lettre « noun ». Il y a des références : il faut savoir quelles sont ses références, d’après quels livres... C’est un index qu’il intitule « La Kabbalah religieuse, concepts et termes » ; et pour chaque terme tout d’abord il indique les différentes variations. Et après il donne des tas de références, mais c’est toujours d’après un des ouvrages du grand kabbaliste Haïm Vital, à partir duquel il fait une liste de termes alphabétiques.

XVIII) Dans ce classeur se trouve une compilation de commentaires d’après l’ordre des « parashiyot » qui se remarquent par le changement de langues, en russe ou en français ou en allemand. Il y aussi un « embryon » très personnel, fondé sur des compilations de midrashim et sur des remarques éparses. Les notes en français sont assez énigmatiques, désordonnées et visiblement destinées à un usage strictement personnel. Personne d’autre que lui ne pouvait comprendre cela.

Lorsqu’il fait une compilation de midrashim, c’est très clair et tout le monde peut l’utiliser ; en revanche quand c’est écrit en français, c’est plus difficile à déchiffrer. Il y a aussi des commentaires récents en plus des midrashim. Il a fait un petit graphique, un petit dessin, avec une très belle analyse des pierres précieuses avec la correspondance entre le nom des tribus et le nom des pierres précieuses. Plein de remarques sur les valeurs que l’on attribue aux pierres précieuses. En effet à l’Ecole des Prophètes, il avait fait un cours là dessus, à Hurmargecès. Sur ce classeur on trouve une étiquette qui ne correspond pas au contenu, sur laquelle est écrit « Gordin, 3ème B », surlignée et barrée. Notes de cours et commentaires. Matériel pour pouvoir faire des « parashiyot » hebdomadaires.

XIX) Extraits de Hermann Cohen qui s’appellent « Deutschtum und Judentum ». Gordin a pris des notes sur ce livre et a sélectionné les extraits qui l’intéressaient avec le n° de la page indiqué à la fin de chaque extrait. Le livre est paru en 1915 et les notes ont été écrites avant 1927 car elles ont servi à la soutenance de la thèse qui a eu lieu en 1927.

Boîte 2 :

XX) Feuilles disparates d’après des notes de cours, de lecture où il a pris des termes-clefs et indiqué toutes les pages où ces termes étaient mentionnés. C’est un livre en français. Le livre a été publié en 1921.

XXI) Notes de lectures manuscrites en allemand sur un ouvrage en allemand d’un certain Erich Beicher Geistwissenschaften und Naturwissenschaften. Il copie les extraits qui l’intéressent ; c’est toujours la même chose. Puis il indique la page. Il n’ajoute pas de commentaires à lui là, mais c’est toujours très très systématique. Gordin souligne les choses importantes souvent. Ici par exemple « problematisch ».

XXII) Notes de lecture manuscrites en allemand d’un ouvrage de Cohen, que Gordin a dû écrire pour sa thèse et qui sont des « Studien » (« Etudes » de Kant). Mélange en l’honneur de Hermann Cohen en réalité écrit pour ses 70 ans et publié en 1912.

XXIII) Documents plus anciens en russe. Notes de lecture. Gordin s’est beaucoup intéressé au philosophe Natorp qui a écrit sur Kant. Ouvrage que Natorp a écrit en russe « Introduction à la propédeutique philosophique » à Moscou en 1912. Gordin l’a lu plus tard car il était beaucoup trop jeune.

XXIV) Notes sur un ouvrage en russe de Natorp qui s’appelle « Sozialnaja Pedagogika » .

XXV) Notes de lecture sur un livre de Hermann Cohen l’Ästhetik des reinen Gefühls écrit en allemand.

XXVI) Brèves notes de lecture d’un livre allemand non identifié.

XXVII) Notes de synthèse d’un livre en russe en 1927.

XXVIII) Notes sur un ouvrage en hébreu. Les passages hébraïques qui l’intéressent, Gordin les a écrit en hébreu ; et les choses qu’il ne comprenait pas, il les mettait en russe. C’est extrait de Maïmonide, le Guide des égarés. Quelques notes de lecture en hébreu avec des commentaires en russe et en allemand. Citations de spécialistes en allemand et des commentaires à lui en russe.

XXIX) Notes de lectures en français sur un ouvrage français non identifié consacré à la philosophie juive (Renan ?).

XXX) Papiers différents de notes en allemand sur la philosophie grecque et sur un ouvrage de Natorp sur Cohen.

XXXI) Notes de lecture sur un ouvrage en allemand.

XXXII) Feuille contenant un relevé des passages importants de Hermann Cohen Esthétique.

XXXIII) 3 feuilles de notes de lecture en allemand contenant des notes d’un ouvrage en allemand.

XXXIV) : N° manquant retiré en 2000 par Noémi et Cyril.

XXXIV) Notes de synthèse sur des Kabbalistes écrits en un mélange de russe et allemand. Gordin emploie l’orthographe réformée. Ces lignes ont été écrites après la Révolution et on dirait un canevas de cours sur la Kabbale. Avec des références d’auteurs.

XXXV) Notes de lecture en allemand avec des remarques en russe sur un ouvrage de A. Zubevky sur Salomon Maimon.

XXXVI) Notes de lecture sur le thème Caractéristique de l’éthique de Maïmonide, que Gordin a prises à Berlin.

XXXVII) Quelques citations d’un article d’un numéro ancien d’un journal juif allemand et il mentionne quelques citations du Pentateuque, qu’il cite en allemand, comme les protestants allemands) ; des passages qui d’après Maïmonide renvoient à des idées du Messie dans le Pentateuque. Notes de lectures d’articles de journaux datant de 1922-1923.

XXXVIII) Notes de lecture sur un livre de Cassirer en allemand.

XXXIX) Vers de Don Juan de Kleist.

XL) Notes de lecture sur un ouvrage de Natorp.

XLI ) Notes de lecture sur un un article d’Alfred Baemler, mélanges offerts à Hermann Cohen : Etudes de Kant.

XLII) Quelques réflexions sur le nom de Dieu chez Philon. Notes de lecture d’un certain Kohn qui a écrit dans le mélange en l’honneur de Hermann Cohen sur le Logos chez Philon.

XLIII) Une seule citation de Narboni.

XLIV) Notes de lecture de philosophie en français sur Bergson.

XLV) Notes de lecture en allemand sur un ouvrage de Odeberg sur les Mandiev, livre paru en Suède en 1930 en allemand, lu par Gordin après.

XLVI) Notes de lecture en allemand, fiche de bibliothèque d’emprunt de Berlin avec l’adresse de Gordin (utile pour sa biographie !) et notes et index d’un livre de Wilhelm.

XLVII) Notes de lecture (utiles pour un chercheur en philosophie).

XLVIII) Ouvrage très important. Notes et papier ancien datant de la Russie.

XLIX) Notes de lecture en russe d’un livre publié par un russe à Berlin en 1923, et résumé par Gordin et lu en Allemagne.

L) Notes de lecture sur un ouvrage de Carl Grass consacré aux Sectes russes (la secte des flagellants). Intérêt de Gordin pour les religions (en plus de la médecine et l’astronomie). Ecrit en allemand.

LI) Notes de lecture d’un ouvrage de philosophie L’objet du savoir de Franck paru en 1925 ; et lu en Allemagne.

LII) Notes de lecture d’un ouvrage de Plessner en allemand L’unité des sens.

LIII) Papier récupéré de son père, papier russe. Notes de lecture en allemand sur Wundt.

LIV) Notes de lecture de Feuerbach, écrites en allemand.

LV) Notes de lecture de Hugo Münsterberg, écrit en allemand, livre écrit en 1908.

LVI) Notes de lecture d’un ouvrage de Fritz Sander en allemand, livre publié en 1923 et lu en Allemagne sur la philosophie du droit.

LVII) Notes de lecture d’un ouvrage de Natorp, publié en 1920 à Berlin.

LVIII) Note de blanchisserie en 1929, avec l’adresse de Gordin. LIX) Notes de lecture de Natorp en allemand avec un commentaire en russe. LX) Notes de lecture et dessins, écrit en allemand avec un commentaire en russe sur un ouvrage de logique non identifié.

LXI) Notes de lecture d’un ouvrage sur l’esthétique.

LXII) Notes de lecture sur le problème de Mar-Zutras, histoire de faux Messie (Babylone ?).

Boîte 3 :

V) Citations recopiées d’après 10 pages d’un ouvrage de Haïm Vital qui s’intitule « sha’arei ha-hitqadmut » Ce sont 10 pages continues 93 à 98. Chaque citation est suivie de la référence très précise.

XII) Traité de Haïm Vital, d’après l’édition de Lemberg (Lvov) 1863. Gordin a recopié les passages qui l’intéressaient et a fait des remarques en russe sur de petits papiers qu’il a découpés parce que cela se passait en 1920. En effet on a trouvé dans la même enveloppe un reçu correspondant à une somme de 20.000 roubles destinée à Isaac père de Gordin à la même époque. A ce moment là il était en Crimée sûrement. On trouve 2 éditions de Haïm Vital : une de Lemberg 1863 et une de Jerusalem 1876. Il a fait la compilation de celles-ci (notes de lecture).

XIII) C’est une petite feuille qui est le reçu d’une certaine dame russe qui a vendu pour 20.000 roubles quelque chose au père de Jacob Gordin.

XIV) C’est des notes de lecture de 2 ouvrages de Haïm Vital « Ets Hayyim » et le « Oznot Hayyim ». C’est toujours la même chose : des notes de lecture avec des citations ; les références après chaque citation et parfois de petites remarques en russe.

LXIII) b) Compte-rendu en russe sur du papier russe, d’un ouvrage d’Ivanov sur la philosophie.

LXIV) a) Notes de lecture sur Cassirer en allemand. En russe (pensées de Gordin) et en allemand (citations) : mélangé. Science de la cognition .Sur Cassirer.

LXV) Texte de Jacob Gordin sur de la philosophie ou de la logique avec des citations hebreu-allemand. Enveloppe non marquée. (Note du transcripteur sur la cassette audio : 2 LXVI, LXVII, LVIII et LIX)

LXVI) a) Notes de lecture sur un livre français d’un certain ZINNA sur papier russe, sur la philosophie de Hegel écrit en Russe.

LXVI) b) Index de termes philosophiques en allemand avec renvois aux pages du livre consulté.

LXVII) a) Index bilingue de termes philosophiques allemand-hébreu.

LXVII) b) Notes de lecture d’un certain Bruno Barr, notes en allemand.

LXVIII) a) Notes de lecture d’un ouvrage écrit à Moscou en 1916 sur « les fantômes » ; GORDIN a écrit après 1917 (en nouvelle orthographe).

LXVIII) b) Notes de lecture en français (en mauvais état) d’un ouvrage de Gilson.

LXIX) Notes de lecture en allemand sur du papier allemand. Inclassable car ce sont des pages intéressant Gordin. Deux enveloppes : notes de lecture en allemand de Cassirer.

LXX) Ecrit sur l’enveloppe « d’après les manuscrits de Anna Schmidt ». Notes en russe qu’il a appelées « les manuscrits de Anna Schmidt ».

LXXI) Notes de lecture d’un ouvrage de Max Scheller, écrites en allemand et en Allemagne.

LXXII)Notes de lecture d’un ouvrage de philosophie du droit (ouvrage paru en Allemagne en 1925)

LXXIII) Philosophie politique : notes et matériaux. LXXIV) Enveloppe non marquée. Notes de lecture en allemand d’un ouvrage non identifié.

LXXV) Index et renvois page allemand.

LXXVI) Citations de philosophie hébraïque qui commencent en russe et en allemand et citations et réflexions sur la nécessité extérieure et la nécessité intérieure, (le fait de ne pas être libre). 2 Fiches thématiques (philosophie juive).

LXXVII) Notes de lecture en allemand.

LXXVIII) Citations talmudiques.

LXXIX) Notes de lecture sur un livre allemand qui s’appelle « l’éclairage réciproque des Arts ».

LXXX) Notes de lecture sur un livre de Emile Meyerson en français.

LXXXI) Bibliographie d’ouvrages philosophiques.

LXXXII) Notes de lecture allemand non identifiées et renvois page allemand même écriture.

LXXXIII) Brouillon corrigé de l’article de l’encyclopédie sur Hermann Cohen.

LXXXIV) Matériel très désordonné, très épart pour écrire un article d’encyclopédie sur Cardoso, marrane portugais réfugié en Italie qui prôna des idées hétérodoxes.

Boîte 4 :

LXXXV) (Dans la grande mallette, on commence par une boîte de biscuits soviétiques). Cours pour l’école rabbinique en 1934 sur l’histoire de la philosophie juive médiévale. Ecriture russe très soignée et traduction de cette écriture russe très soignée en un français moins soigné. Cela a été conçu en russe et traduit en français très certainement par Gordin. Et puis il y a une feuille éparse d’un brouillon d’un article d’encyclopédie Judaica de Berlin et quelques notes de lecture, notamment un article entier recopié de A à Z, un article anglais sur le conflit de l’Eglise et de la Synagogue, de James Parkes et quelques notes de lectures en allemand.

LXXXVI) Références.

LXXXVII) Notes éparses pour l’Institut.

LXXXVIII) Un manuscrit allemand sur Hermann Cohen, brouillon de l’article encyclopédique. (général)

LXXXIX) Bibliographie sur Maïmonide, écrit avant la guerre.

XC) Brouillon de l’essai sur Halévi.

XCI) manquant : Texte numéroté de 1 à 58 assez général sur Maïmonide et un autre plus spécialisé numéroté de 1 à 35 qui analyse les rapports entre Maïmonide et la Kabbale (très intéressant). C’est ça le manuscrit inachevé sur Maïmonide en russe. C’est celui dont Goldman parle dans la bibliographie en disant « manuscrit inachevé sur Maïmonide ». Cela mérite d’être édité car il y a des choses intéressantes sur les rapports entre la Kabbale et Maïmonide.

XCII) Brouillon de l’encyclopédie sur Lazarus en allemand.

XCIII) Brouillon préparatoire du XCII.

XCIV) Notes de lecture sur Kant et citations de Kant et de Cartov en allemand.

XCV) Brouillons sur Lazarus que Gordin appelle aussi Ben David.

XCVI) Fiches de lecture avec une citation de Cohen.

XCVII) On cite la première phrase d’un auteur et après commence le travail de Gordin ; La phrase est : « l’essai ici se fixe pour but d’élucider l’idée du présent du point de vue absolue de la philosophie » (phénoménologie) à la mode à l’époque. L’idée du temps a obsédé la philosophie allemande exactement à cette époque là. C’est Heidegger a écrit un livre entier sur cela et Husserl un peu avant. Gordin baignait dans cette atmosphère...

On trouve un manuscrit très soigné, des notes qui mériteraient d’être publiées, si cela n’a pas été fait (à vérifier). En allemand (« appendice »). Document indatable et très général par le sujet (le présent vu par la philosophie de Cohen dont Gordin est spécialiste).

Il faut demander à un spécialiste de Hermann Cohen.

Article achevé : dernière version avant d’être imprimé sur le concept de présent chez Cohen.

XCVIII) Notes de lecture sur Porphyre (qui est un commentateur d’Aristote).

Gordin en a recopié la version latine. Cela a été écrit en grec à l’époque, à la fin de l’Antiquité, mais Gordin l’a reproduit en latin bien qu’il connaisse le grec.

Suivi d’un commentateur d’Aristote : Ammonius, aristotélicien tardif. Tout est en latin. Gordin s’est « gorgé » de commentateurs aristotéliciens. Comme il s’intéressait aux aristotéliciens juifs du Moyen-Age, il voulait faire le lien avec Aristote et pour cela il a regardé les commentateurs de l’Antiquité tardifs. Et d’ailleurs ce n’est pas seulement l’Antiquité tardive, même jusqu’au Moyen-Age. Il fait une anthologie de commentaires intéressants d’Aristote.

Ensuite il a fait des notes de lecture sur les logiciens du Moyen Age (Albert le Grand, Dun Scott) et c’est d’après le livre de Prat. Là c’est en allemand d’après une édition allemande. On voit où il veut en venir : il fait une anthologie avec des commentaires d’Aristote qui l’intéressent pour faire le lien avec les aristotéliciens juifs, ses propres sujets d’intérêt. Donc il utilise le livre de Prat, dont il recopie les passages intéressants.

Ensuite c’est du français, c’est à une autre époque, cela n’a rien à voir ! Cela fait partie du même cahier, mais ce n’est pas la même chose : ce sont des considérations sur un Anonyme chrétien en latin recopié par Gordin, qui s’appelle Les erreurs des philosophes et qui prend en compte Maïmonide.

Il est écrit « Pierre Mandouné, ordre des prêcheurs », avec 1208 cité (c’est une référence). Gordin a dû recopier un ouvrage français sur l’Anonyme Les erreurs des philosophes. Cela a un rapport avec Aristote, puisque la philosophie au Moyen Age était essentiellement aristotélicienne et que ce chrétien-là , attaque les philosophes, qu’ils soient grecs, arabes, ou juifs. Donc ensuite il y a Thomas d’Aquin ; il a pris des notes importantes en latin. Gordin connaissait bien le latin et il le préférait au grec. Et ensuite, voilà encore une fois Thomas d’Aquin. Puis il y a une référence espagnole : il a recopié un livre d’un espagnol dont on ne connaît pas le nom, sur la classification des noms. Il ne l’a pas terminée. C’est en grec et en arabe. Cela a un rapport avec Aristote.

L’ensemble est sur Aristote : c’est un cahier de notes sur des commentateurs d’Aristote. Gordin a fait cela car il s’apprêtait à écrire son essai sur Maïmonide. C’est important car c’est une anthologie qui contient tout ce qu’il faut savoir de la philosophie d’Aristote pour comprendre la philosophie aristotélicienne juive. C’est capital : c’est un grand travail. Gordin a pris le soin de se « taper » tout Aristote et de sélectionner ce qui était important. C’est un travail très difficile, encore maintenant. Cela peut servir à des chercheurs. On pourrait même intituler cela « L’anthologie des oeuvres, des passages d’Aristote et de ses commentateurs qui sont importants pour comprendre l’aristotélisme juif ». C’est capital.

XCIX) « Maximalisme » (la fin du monde), écrit sur papier russe, probablement en Russie encore. Ce qui est intéressant : c’est un essai ; probablement il s’agit d’idées marxistes. Peut-être qu’à l’époque de la Révolution ...

Les petits papiers sont des notes, des références.

Conférence que Gordin a faite et lue le 23 janvier 1923 en Russie dans le club de la maison des scientifiques. (ou avant la sortie de Gordin d’Allemagne ou sa sortie de Russie). Et c’est avec ce groupe qu’ils sont partis pour un congrès à Berlin où Gordin est resté ; c’est à dire qu’il n’est pas retourné avec eux.

Vvisiblement c’est une conférence qu’il a faite ; il a lu cette conférence. On a 2 états d’un même texte, préparations d’une conférence donnée au Club de la Maison des Scientifiques en Russie en janvier 1923 certainement avant le départ à Berlin, qui a eu lieu en octobre. En russe et intitulé « Le Maximalisme dans l’idée de la fin de l’Histoire ».

XCIX a) et XCIX b) manquent

XCIX a) Références isolées en allemand et en hébreu.

XCIX b) :Pense-bête. Gordin a noté des trucs à faire :

Subventions au collège Plouskine pour former les rabbins ; Pour l’Europe, Allemagne ; Faire une enquête, bibliothèque, distribution ; Projet : Institut des Hautes Etudes Juives (pour établir un Institut du Judaïsme).

C) Assez long extrait d’un livre en russe sur Crescas.

Il y a des parties manuscrites ; mais surtout un tapuscrit qui reprend en partie les choses manuscrites : il y a eu un travail de lecture graphie sur la base d’un manuscrit et certaines feuilles du manuscrit sont restées avec les feuilles du tapuscrit. Donc il y a parfois des chevauchements. Tout est en russe.

Il y a aussi un autre texte en russe et qui n’a rien à voir avec Crescas et qui est très général et qui concerne la logique la plus abstraite possible.

Et il y a aussi 4 pages en français qui ressemblent un peu à une histoire de la philosophie, peut-être les feuilles d’un cours. Cela n’a pas obligatoirement un rapport avec le texte sur Crescas ; ce doit être beaucoup plus spécialisé. Alors que le texte français est plus général.

Donc en gros, 3 textes différents sont conservés dans ce dossier.

CI) C’est un cahier relié en hébreu d’une part avec des extraits recopiés, une sorte de glossaire. Des passages où il écrit en judéo arabe. Parce que le Kouzari a été écrit en judéo arabe ; c’est le principal livre de Juda Halévy. Il y a eu une traduction qui en a été faite en hébreu au Moyen Age. Donc à priori il a utilisé l’hébreu, mais sur certains points délicats il s’est intéressé à la traduction arabe. Et comme il connaissait l’arabe moins bien que l’hébreu, il s’est fait aider d’une traduction allemande faite d’après « Lamar ». Il pouvait lire le Coran en arabe. Là il écrit en judéo arabe, des caractères hébreux mais en langue arabe. Il y a des signes supplémentaires, c’est comme cela qu’on reconnaît le judéo arabe (il y a beaucoup de points qui marquent les consonnes).

Donc il s’est intéressé à l’original judéo-arabe du Kouzari. Il s’est inspiré d’une traduction allemande de la version arabe. Tout çà c’est la même méthode trilingue avec des index, des termes clefs et les renvois aux pages. (Ici terme clef en hébreu, puis ici en allemand systématique). C’est très très poussé, et il a même pris le soin de classer cela par ordre alphabétique. Il y a un véritable petit lexique, très utile. Il a même pris soin de faire un lexique de termes arabes. Le judéo arabe il était capable de le lire, mais il avait du mal à l’écrire. Alors il a préféré le réécrire avec le vrai arabe. Il a pris la peine.

C’est une époque où les savants prenaient le soin de retranscrire le judéo-arabe en arabe classique. Ce que l’on ne fait plus maintenant : maintenant on prend soin de l’écrire en lettres hébraïques. A l’époque il y avait une sorte d’illusion qui poussait toujours les gens à vouloir le purisme et préférer l’arabe classique au judéo-arabe.

Après le Kouzari il y a une page de Saadia Gaon. Il y a probablement un rapport puisque c’est en allemand, c’est la traduction allemande de ce passage très bref.

Puis il a recopié un truc en anglais, c’est un papier carbonne. Cela doit être Nina Gurfinkiel car Gordin ne tapait pas à la machine. Cela a l’air d’être une épreuve d’un manuscrit, un tapuscrit tapé à la machine, une épreuve corrigée où il a pris soin de mettre de l’hébreu à la place.

Il connaissait l’anglais. Il s’agit des 2 dernières pages de ce cahier. Il aurait écrit en anglais et qu’on lui aurait demandé de compléter en mettant une citation hébraïque. Et que ce ne serait la maison d’édition, la revue pour laquelle il a écrit cela qui lui aurait renvoyé ce texte. Il s’agit de comparaisons entre Maïmonide ; cela rappelle des notes de lecture puisqu’il y a des numéros. Mais pourquoi est-ce tapé à la machine si c’est des notes de lecture ? C’est Gordin qui l’a écrit ou c’est pour donner un cours peut être. Gordin n’a jamais été en Angleterre, alors pourquoi aurait il écrit en anglais ce cours ? Il n’a jamais donné un cours en anglais : il ne savait pas parler l’anglais. Il a fait des fautes que fait un allemand en anglais (c’était un germanophone) « direkt avec un k ».

CII) Notes de lecture de la philosophie du Moyen Age sur les philosophes juifs du Moyen Age et sur quelques philosophes arabes.

Un document ayant un rapport avec ces notes sur la cosmologie. C’est très peu structuré.

Suivi de notes que Gordin a prises sur Maïmonide dans des ouvrages. (numérotées par commodité). Fiches de lecture.

En allemand, anglais appris en Allemagne à l’époque où il était étudiant.

CIII) Un document noté en Russie en décembre 1921, qui est la justification de l’Homme, de l’Humanité écrit par Gordin en russe en ancienne orthographe.

Texte d’une conférence au propre. Philosophie socialiste signée en russe par Gordin, publiable et lisible par des philosophes russes. Conférence devant un public d’étudiant. CIV) Conférence sur le matérialisme dans la pensée de Bundt, en russe et en ancienne orthographe.

Boîte 5 :

CV – CVI – CVII) manquent

CV) Notes et ensuite une conférence sur le problème de l’amour chez Bielinsky. Vieille écriture (belle écriture : donc au propre) et vieux papier russe. Fait en Russie avant 1923, son départ pour l’Allemagne.

CVI) En allemand, Gordin a été se renseigner dans un ouvrage allemand sur la Kabbale, dont il a pris des notes. Et d’après la façon dont il écrit sur l’enveloppe, on peut voir que c’est en Russie encore. Il s’est intéressé au problème de « l’absolu et du monde » dans la Kabbale. Il a noté un livre de Yoel. Premiers contacts qu’il a eu avec la Kabbale. Il écrit des choses basiques. Notes sur la cosmologie, c’est à dire la conception de l’Univers kabballistique d’après Moses, Yoel.

CVII) Notes sur la psychologie élémentaire dans la Kabbale.

CVIII) 2 pages d’une étude de Gordin dactylographiées en nouvelle orthographe sur Salomon Maimon.

CIX) Un manuscrit sur Dubnov. Une conférence sur Dubnov datant de la période allemande.

CX) Brouillon tapé à la machine par Nina Gurfinkiel : une étude sur les rapports de Salomon Maimon à Hegel. Ecrit en russe. Partie de ce qui a déjà été vu sur Maïmonide tapé en russe par Gurfinkiel.

CXI) Original russe d’un article que Gordin a fait paraître en français dans les années 1930. Un article assez court sur Maïmonide. C’est un traité de Maïmonide, 1934. Et tapé en russe peut être par Nina Gurfinkiel.

CXII) Vieux papier, orthographe nouvelle : donc déjà en Allemagne ou en France ; écrit à l’encre (qui coulait). C’est en russe avec plein d’hébreu dedans. C’est sur la définition de Dieu. Ce n’est pas pour l’article Dieu dans l’Encyclopédie, car il l’écrivit directement en allemand.

CXIII) Notes en russe, nouvel orthographe. Sur l’aide chez Aristote.

CXIV) Une bibliographie sur les philosophes arabes, en allemand et peut être fait en Allemagne.

CXV) Quelques titres en français et un en allemand, concernant la gnose et la philosophie de la fin de l’Antiquité. Il fait d’ailleurs une faute d’orthographe en français, qui révèle une connaissance de l’allemand (un mot français écrit avec un « z ».

CXVI) Ce sont des notes de lecture sur des sources talmudiques et médiévales et même au 17ème siècle.

CXVII) Notes de lecture avec des références talmudiques en hébreu. L’anglais : ce ne sont pas des références talmudiques ; c’est l’extrait d’un livre. Ce sont des notes de lecture qui ont rapport avec la loyauté, le messianisme.

CXVIII) Quelques notes manuscrites, sur un article écrit en 1932 en Allemagne, à l’occasion du trois-centième anniversaire de la naissance de Spinoza.

CXIX) Quelques notes de lecture sur les instructions de Calvin en latin. Papier allemand.

CXX) Brouillon d’article sur Spinoza, raturé, corrigé en nouveau russe sur papier allemand. A la fin on trouve un poème en l’honneur de Spinoza. C’est un original de « Benedictus et maledictus » de Spinoza. Gordin a pris le poème à Heine, peut être. C’est l’original russe de l’article français « compagnon éternel ».

CXXI) Notes de lecture sur des sources juives médiévales en hébreu, mais aussi un peu en français. Sur du papier français. Sujets très disparates, ayant peut être servi à écrire l’étude sur Maïmonide. L’ensemble est assez déstructuré.

CXXII) Fragments inachevés de la biographie de Maïmonide.

CXXIII) Cours de philosophie juive médiévale, dactylographiés en français traduits du russe, que probablement il a dispensé au séminaire rabbinique à Wauquelin en 1934-35.

CXXIV) Bibliographie écrite en France, en plusieurs langues sur le sefer Yesira.

CXXV) Un article sur la pensée juive au XIXème siècle en français écrit pendant la période française, signé et en 1944.

CXXVI) Une référence bibliographique sur les doctrines ésotériques, (Jean Marquet-Rivière publié aux éditions Payot en 1940.

CXXVII) Article encyclopédique sur Cassirer écrit en Allemagne après la guerre. Fait peut être comme « nègre ».

CXXVIII) Version au propre, orthographié de façon impeccable des articles de l’Encyclopédie sur : Dieu, Juda Halévy.

CXXIX ) Manuscrit de l’article « Galouth » paru en 1950 dans les Cahiers du Sud, dactylographié.

CXXX) Cours sur Maïmonide dactylographié en français et cours de Vauquelin.

CXXXI) Cours article sur le mysticisme juif face à la rationalité qui a été écrit par Jacob Gordin et quelqu’un d’autre (peut être Georges Vajda) après la guerre.

CXXXII) Diverses oeuvres de Benamozegh en français. Il n’a pas eu accès aux oeuvres hébraïques, mais il en a eu la description indirecte à travers Ben Josef, qui est un juif italien qui a parlé de Elie Benamozegh. Ce dernier a écrit sur les liens entre la Kabbale et la philosophie juive.

CXXXIII) Petit bout de papier où il écrit en russe et en français : quelques programmes de lecture qui n’ont absolument rien à voir les uns avec les autres. Il y a la Bible de Gustave Doré...C’est une liste de quelques livres qu’il voudrait lire.

CXXXIV) Feuilles éparses qui se rattachent au cours qu’il a dispensé rue Vauquelin, dans les années 34-35. Ce sont des feuilles dactylographiées ou manuscrites qui contiennent le texte français visiblement traduit du russe avec quelques hésitations (ratures).

CXXXV) Version manuscrite du fragment de la biographie inachevée de Maïmonide, déjà classée, sous forme dactylographique.

CXXXVI) Feuillet manuscrit de philosophie, écrit en russe avec des citations en allemand. Nouvelle orthographe. Papier français, extrait du brouillon du cours sur la philosophie pour Vauquelin. Gros cours de métaphysique destiné aux élèves de Vauquelin. Et on a adjoint avec une feuille manuscrite qui semble être la partie... Gordin écrivait en russe, ensuite on le lui dactylographiait, puis il le traduisait en français. Et donc on a les deux bouts de la chaîne : la dactylographie en russe et la traduction en français.

C’est un cours de métaphysique très général qui n’est pas forcément lié à la philosophie juive du Moyen Age.

CXXXVII) Texte sur « benedictus et maledictus, le cas Spinoza » publié dans les Cahiers Juifs en 1935 dactylographié.

* Notes d’après des commentaires de Cyril Aslanov :

Il y a 2 types de documents :

1) Il y a un type de documents qui ne présente pas un intérêt immédiat, qui sont des notes de lecture. Ils n’avaient pas de photocopieuses à l’époque, tandis que de nos jours les gens qui font des recherches, ils font des photocopies. On peut maintenant avoir des choses par internet. C’est pour cela : à moins de posséder un livre et de souligner, mais Gordin ne possédait pas les livres qu’il lisait. Alors il écrivait tous les passages qui l’intéressaient. Et il y a une quantité phénoménale de notes de lecture, et qui ne sont pas d’un intérêt immédiat.

Cependant on trouve une exception : un récit qu’il a fait des termes clefs du « sha’arei ha-hitqadmut » de Haïm Vital (la kabbale) Et le travail qu’il a fait en notant chaque concept hébraïque avec toutes les références ; cela dépasse les notes de lectures. C’est un véritable travail qui mériterait même à mon avis d’être édité parce que c’est un travail phénoménal sur le « sha’arei ha-hitqadmut ». Il est complet : chaque lettre est là. Ce sont des enveloppes où il écrit en bleu et en rouge. On peut reconnaître facilement, il y a des lettres de l’alphabet hébraïque. La plupart sont dans la petite mallette, mais il y en a quelques-uns aussi qui sont dans le panier. C’est très important : il faut le proposer à un spécialiste, peut être Moshé Idel. C’est un travail colossal qu’il serait dommage de laisser perdre.

Il y a aussi une autre note de lectures qui me semble très intéressante quand il a dépouillé tous les commentaires antiques ou médiévaux d’Aristote pour trouver ce qui est intéressant pour Maïmonide. Cela aussi c’est un travail de compilation très sélective et très ciblée.

2) Il y a un autre type de document : ce sont des oeuvres originales de Jacob Gordin. Certaines présentent un intérêt relatif parce qu’elles ont été publiées dans des revues ou dans l’Encyclopedie Judaïca. Et il faut les garder parce que c’est toujours intéressant d’avoir des manuscrits. Ce qui en revanche est capital et qu’il faut garder et penser éventuellement à l’éditer ce sont les oeuvres originales. Dans celles ci il y a deux types de document. Il y a des documents finis et il faut vérifier qu’ils n’ont pas été édités et à priori tous n’ont pas été édités. Et on trouve aussi une catégorie de documents qui est très difficile à manier qui sont les cours polycopiés que Gordin a fait pour l’école rabbinique, qui sont pour adultes (voir Renée Neher). Il avait pour méthode de travail, la méthode suivante : il écrivait en russe à la main, puis Nina Gurfinkiel (après la guerre et peut être même avant selon la fille du philosophe) lui dactylographiait.

Il y a un gros tas de papier intéressant ; c’était de la philosophie juive médiévale qui se rapporte à un cours de très haut niveau. Ce n’était pas de la recherche très originale parce que c’est quand même pédagogique, mais au niveau de l’effort de synthèse et de l’élaboration, c’était très intéressant. Donc il y a la version russe et la version française.

La version russe pourrait intéresser énormément tous les organismes pédagogiques juifs en Russie actuellement, qui sont financés par les Américains. Des Américains de toutes les tendances confondues, que ce soit les ultras-orthodoxes ou des gens moyennement orthodoxes, soit même des réformés, ont maintenant des réseaux d’éducation en Russie. Cela va beaucoup les intéresser car c’est du matériel tout prêt.

La version française qui est la version qu’il a dispensé au Séminaire ou dans d’autres instances. C’est un peu difficile parce que, que ce soit la version russe ou la version française : tout n’est pas là visiblement. Il y a des hiatus, des solutions de continuité. Mais en gros il y a un matériel intéressant.

Donc en récapitulant, il y a des notes de lecture qu’il serait sacrilège de détruire, que l’on peut donner à l’Alliance afin qu’ils en face un Fonds. Mais cela peut intéresser les gens, notamment l’index de Haïm Vital, la compilation de commentaires d’Aristote et les manuscrits prêts à l’édition et il faut vérifier s’ils ne l’ont pas déjà été. Quant aux cours sur la philosophie juive du Moyen Age, c’est un autre problème en soi. Il faut réfléchir si cela est recyclable. Cela l’est éventuellement en disant que c’est l’œuvre d’un juif russe installé en France.

Si on sélectionne bien les documents qui pourraient être publiés, on n’a pas besoin de les scanner mais juste les éditer, seulement en les dactylographiant. Il y a une autre solution ; ce serait de faire, ce qui est un peu plus ambitieux, en allemand, en russe et en français, une édition trilingue de ce genre là mais plus scientifique. Cela pourrait s’intituler « in memoriam ». C’est quand on prend des articles de quelqu’un, que l’on réduit en un seul volume : cela devient un livre. Les grands spécialistes de ce genre de publication qui demande des subventions sont notamment « Brill, et Walter von Gruyten ». On peut peut-être trouver quelqu’un qui veut faire une thèse de doctorat sous surveillance des dépositaires du Fonds. Il y a des gens en Allemagne que cela pourrait intéresser. Un allemand pourrait s’intéresser à publier ce texte. Il y a des choses qui le justifierait. Est remarquable dans ce Fonds : le cours de l’école Rabbinique est novateur et n’a pas été publié. Quelques articles sont très bien et terminés, même déjà publiés ! Il faudrait faire un livre plus européen en russe, allemand et français ou bien allemand et français en Allemagne (je pense que ce serait mieux !).

Les interlocuteurs de la cassette achèvent en évoquant le transfert du contenant des archives (soit d’une valise à d’autres supports...).

Boîte 6

Dans la petite mallette marron clair il y a essentiellement des notes de lecture et les feuillets pour un lexique des concepts traités dans le « sha’arei ha-hitqadmut » de Haïm Vital . On en a déjà trouvé des fascicules dans le panier. Ce sont de petites enveloppes avec des lettres écrites en bleu et rouge. Et c’est un index qui couvre toute cette oeuvre là ; plus toutes les notes de lecture. Il n’y a pas à première vue d’écrits originaux dans cette valise : c’est essentiellement des notes de lecture, des fiches, des index.

AP13 - Fonds Rachel GORDIN

Madame Rachel Gordin a dirigée la garderie et jardin d’enfants privé « Souvenir de Jacob », « Zichron Yaacov », créé en 1934 pour perpétrer la mémoire de son époux le philosophe Jacob Gordin (voir Fonds plus haut). Elle a de plus été l’élève de Maria Montessori dont elle a appliquée la méthode d’éducation aux enfants (méthode « Montessori »).

Boîte 7 :

RG 1.1 – 1948 / 1987 : Autres écoles et jardins d’enfants.

RG 1.2 – Non daté : Matériel pédagogique.

RG 1.3 – 1981 / 1988 : Méthode Montessori.

RG 2 – 1951 / 1989 : Fonctionnement du Gan.

Matériel pédagogique.

RG 3.1 – 1949 / 1987 : Lettres envoyées par Rachel Gordin.

Documents personnels.

RG 3.2 – 1980 / 1987 : Correspondance de :
- Ecole Maïmonide.
- Rabbin Grunevald.

RG 3.3 – 1950 / 1984 : Correspondance de :
- Agence Juive.
- JOINT.
- FSJU.
- Mairie du XVIe.
- Préfecture de Paris.
- Université Haïfa.

RG 3.4 : CONFIDENTIEL (boîte 8), ne pas communiquer aux chercheurs (LZ,JCK, 31/03/2005) :

RG 3.4 – 1962 / 1987 : Lettres reçues de :

- Parents du Gan
- Pougatch.
- Educatrice.
- Enfants du Gan.
- Robert Sommer.
- Monaco.

RG 3.5 – 1949 / 1986 : Les Amis du jardin d’enfants Zikhron Yaakov / Maïmonide.

RG 4 : CONFIDENTIEL (boîte 8), ne pas communiquer aux chercheurs (LZ,JCK, 31/03/2005) :

RG 4 - 1970 / 1983 : Documents sur des enfants.

RG 5.1 – 1947 / 1987 : Documents sur le Gan : Présentation, philosophie.

RG 5.2 – 1948 / 1984 : Correspondance AIU.

RG 5.3 – Non daté : Fêtes juives.

(Laurent Zimmern, 15/10/2003.)