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Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild a projeté le film « Le 3eme cri »

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Dans le cadre du ciné-club mensuel la la Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild a projeté le film « Le 3eme cri » et a reçu le 26 avril le réalisateur suisse et israélien Igaal Niddam, honorant ainsi à l’occasion du Yom Haatzmaout à la fois un premier film (réalisé en 1974) et un tempérament inquiet de l’évolution de la société israélienne. On connaît aujourd’hui Niddam par sa dernière œuvre, « Dan et Aaron - Brothers » qui met aux prises deux frères, l’un devenu juif ultra-orthodoxe et l’autre resté vivre dans le milieu agnostique d’un kibboutz (DVD récemment sorti dans le commerce, Kayam film prod). Un film qui débat avec finesse et une tension inquiète de l’avenir de l’Etat d’Israël, pays laïque et démocratique qui se cherche parfois une identité au travers d’une religion.

La rencontre avec Igaal  Niddam nous a permis d’évoquer son second film tourné en 1977 : « Nous sommes des Juifs arabes en Israël » un documentaire de niddam2long-métrage qui faisait le point sur ces « étrangers dans leur pays lui-même » qu’étaient alors, à de degrés divers, les juifs originaires du Maghreb et les arabes palestiniens, quelques années après la guerre des Six Jours. Le film, sans pathos ni littérature « inutile » (I.N.) avait reçu alors un accueil critique et public chaleureux du fait même de la précision des témoignages, hors de tout militantisme lyrique. C’est cette manière d’aborder les hommes et leurs problèmes « au ras du sol » dans une sorte de déroulé quotidien, alors que les situations sont exceptionnelles (ici pour « Le 3eme cri » des employés à l’entretien enfermés dans un abri anti-atomique et ignorant s’ils sont l’objet d’un exercice ou les derniers survivants de la planète après un dernier conflit) qui a séduit le public et a alimenté ses nombreuses questions. Un premier film étrange et pourtant simple, à replacer dans le climat de guerre froide qui sévissait alors entre les Etats-Unis et l’Urss mais qui doit en partie sa genèse aux longs moments de solitude et de danger passés par Igaal Niddam dans le désert du Sinaï lors d’opérations de nuit et aussi, cela a été signalé, par Isy Morgensztern qui animait la soirée, aux années vécues au kibboutz, une société close et porteuse d’un avenir difficile à déchiffrer. Igaal Niddam a marqué cette soirée par la puissance d’évocation et l’intelligence de son cinéma mais surtout par sa personnalité, celle d’un homme de gauche généreusement ouvert aux solutions potentielles que les hommes peuvent – doivent – trouver aux problèmes qu’ils ont eux-mêmes initiés, qu’ils soient concentrés dans un bunker ou largement diffusés dans une région vaste comme le Proche-Orient

 

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