Ciné-Club

Réfugié provenant d’Allemagne, apatride d’origine polonaise

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La Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild recevait le 14 novembre dernier le romancier et cinéaste Robert Bober.

Isy Morgensztern  interroge Robert Bober d’emblée sur son parcours de cinéaste en lui posant cette question essentielle : « Comment passe-t-on de la confection à la caméra ? ». En effet, Robert Bober a été tailleur jusqu’à l’âge de 22 ans et ne possédait alors que le diplôme de l’école de coupe.

 C’est François Truffaut qui lui a donné sa première occasion de faire du cinéma parce qu’il aimait engager des gens qui n’étaient pas du métier.  EtBober c’est ainsi  qu’il  est devenu son assistant sur plusieurs films cultes tels que Jules et Jim, réalisé en 1962. Et en 1967, Robert Bober réalise son premier film pour la télévision Chalom Aleychem, un écrivain de langue yiddish.

 

 Après la diffusion du documentaire, Isy Morgensztern  a expliqué que Robert Bober  tient son originalité du fait qu’il a une manière de faire du documentaire telle que le spectateur a confiance en lui. Si Robert Bober a réalisé de nombreux films à thèmes juifs notamment pour le MAHJ ou le Mémorial, il en a aussi fait dans le domaine des arts Van Gogh et Flaubert, par exemple.  Isy Morgensztern qualifie son style cinématographique de « cinéma du réel » et cite comme une « marque de fabrique », l’absence de zoom dans ses films et photos…

 

Ensuite est abordée la question  de la relation entre le réalisateur et le sujet du film. Ainsi, on l’aura compris l’authenticité est au cœur de sa problématique.

 

Certains spectateurs ont été frappés  du fait que ce documentaire n’ait pas eu le succès mérité et constatent qu’il serait juste de le diffuser sur les chaînes internationales. D’autres ont été bouleversés par l’oubli de la mémoire juive en Pologne et ont rappelé l’importance du devoir de mémoire qui  s’y rattache.

 

 Ce documentaire est donc un beau témoignage qui ravive la mémoire juive en Pologne en évoquant la richesse de ces communautés juives aujourd’hui disparues.