Présentations de livres

Présentation du livre d’Elia Boccara, "La saga des séfarades portugais

Imprimer
Catégorie parente: Médiathèque Catégorie : Présentations de livres

Présentation du livre d’Elia Boccara, "La saga des séfarades portugais. Tunis : un havre pour les familles fuyant l’inquisition"
Dialogue de l’auteur avec Claude Nataf

L’étude d’Elia Boccara est consacrée à l’histoire de familles marranes

– les Boccara et les Valensi – installées très tôt en Tunisie comme le montrent des sources datées du 17ème siècle. Mais ce livre ne se limite pas à une histoire familiale, il se veut représentatif de tous les juifs portugais et espagnols. Les Valensi comme les Boccara sont commerçants. La fin du 18ième siècle, représente le début d’une grande aventure pour cesElia Boccara familles. Au XIXe siècle Gabriel Valensi , interprète au Ministère des Affaires Etrangères à qui l’on confiera des tâches de plus en plus importantes comme l’organisation du départ de 3000 prisonniers français de l’époque Napoléon Ier envoyés en Tunisie. En 1848 Gabriel Valensi « profite de la Révolution » pour obtenir la naturalisation. Désormais, il aura sa place parmi les notables de la colonie française et sera renommé chaque année à des fonctions de représentants de la France.
Il avait rêvé que son fils Raymond intègre l’Ecole Polytechnique, ce qui fut impossible car elle était réservée aux élèves de nationalité française. Néanmoins, Raymond réussit à intégrer une autre grande école, l’Ecole Centrale. Son séjour en France lui permit d’ailleurs d’obtenir, en 1873, la nationalité française. Après ses études, il rentre en Tunisie. En 1888, il devint président du comité local de l’Alliance et, en 1890, président de la communauté juive portugaise.
Ainsi que l’explique Claude Nataf, le livre d’Elia Boccara présente au lecteur l’histoire du judaïsme espagnol ainsi qu’une esquisse du judaïsme italien. Cet ouvrage constitue aussi un tableau historique précis du judaïsme tunisien. Raymond Valensi est un personnage fascinant, insiste le président de la Société d’histoire des Juifs de Tunisie qui, grand serviteur de l’AIU et de ses coreligionnaires avait pour habitude d’affirmer : « servir l’Alliance, c’est servir la France ».