Ciné-Club

Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild

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Ciné-club du 22 mai 2013 avec la projection du film
« Au bout du bout du banc » réalisé en 1979 par Peter Kassovitz sur une musique de Georges Moustaki avec
Victor Lanoux, Jane Birkin, Georges Wilson, Patrick Chesnais et le très jeune Mathieu Kassovitz.

Ce film dénonce la difficile question de la transmission dans le judaïsme ainsi que le nécessaire passage des générations.

Chaque année, Ben et son fils Mathias accueillent Elie, leur père et grand-père venant d’Israël et Isaac, leur grand-pèreKassovitz et arrière grand-père venant de Nice. C’est l’occasion pour eux de fête l’anniversaire des deux aïeux :   Isaac est âgé de 80 ans, Elie de 60 ans Ben de 40ans et Mathias de 10 ans. Toute cette petite famille habite dans un pavillon de banlieue et vit une existence très loufoque. Elle est aussi placée sous le signe de l’absence puisque la femme de Ben, Peggy, vient de quitter le domicile conjugal pour aller habiter chez des amis. Elle y revient régulièrement pour s’occuper de son fils et s’expliquer avec Ben. Quant à Elie, il prie régulièrement et tente vainement de parler en PCV avec son ex-femme qui vit aux Etats-Unis…

Peter Kassovitz s’est aimablement prêté à l’entretien, en expliquant qu’un tel film ne serait plus possible aujourd’hui parce que les conditions de tournage ont beaucoup changé. Sur la question du judaïsme et de la transmission, il a avoué s’y intéresser bien plus comme culture que comme religion en précisant qu’il n’était pas devenu plus pratiquant. Dans le public, se trouvait son assistant qui a raconté qu’ils ont pu tourner dans un beau pavillon parce que son propriétaire en avait été expulsé pour des questions de dettes. Peter Kassovitz y a habité durant tout le tournage, pour être plus dans l’atmosphère du film, a-t-il expliqué…

L’humour est très présent dans tout le film, mais la scène sur l’histoire du peuple juif et ses persécutions est particulière dans la mesure où une succession d’évènements tragiques tels que persécutions, pogroms et époque de la Shoah sont décrits avec des fous-rires comme des plaisanteries… Jean-Claude Kuperminc a très justement fait remarquer qu’aujourd’hui cette forme d’humour passerait bien moins facilement auprès du public…

Cette comédie apparente remplit bien sa mission : évoquer la tradition juive, la famille dans tous ses états à travers quatre générations. Le relais est assuré…