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Ciné-club avec Alexandre Arcady, animé par Isy Morgensztern. Projection du film « Pour Sacha » 4 décembre 2013

Le film, réalisé en 1991 est placé sous le signe de l’amour et du sionisme.arcady
En effet, sa trame a une large part autobiographique puisqu’Arcady a émigré en Israël entre 1965 et 1970, vécu au kibboutz avec Isy Morgensztern et a connu les personnages incarnés dans le film par une Sophie Marceau lumineuse et un Richard Berry excellent.
Il explique aussi que ses jeunes années passées au mouvement Hachomer Hatsair ont fait de lui l’homme et le cinéaste qu’il est devenu. D’autre part, Ilan Zaoui, le chorégraphe, contribue à donner au film sa dimension sioniste !

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Rencontre avec Alexandre Arcady

 

Rencontre avec Alexandre Arcady 
Projection de Pour Sacha

Ciné-club animé par Isy Morgensztern

Mercredi 4 décembre, 20 heures


 

Alexandre Arcady est né à Alger en 1947 d’une mère juive algéroise et d’un père hongrois. Il quitte l’Algérie avec sa famille en 1961.Alexandre Arcadyde plateau au Théâtre de la Ville puis directeur du Théâtre Jean.
Il réalise quelques courts métrages, des téléfilms et des émissions pour Antenne 2 et France 3 à partir de 1974.

Mais c’est surtout comme le porte-voix des pieds-noirs avec son premier film Le coup de Sirocco qui remporte un succès public important qu’il inaugure un genre qui le place dans la lignée de cinéastes américains comme Coppola qui racontent leur communauté d’origine dans un langage dramatique efficace.

Il prépare actuellement un film sur l’affaire Ilan Halimi.

PAF : 10€ (Demi-tarif pour les étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la carte MABER)

 

 

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Rencontre avec Raphaël Nadjari


Rencontre avec Raphaël Nadjari
Projection de I Am Josh Polonski’s Brother (2001)
Ciné-club animé par Isy Morgensztern

Mercredi 23 octobre à 20 heures


Raphaël Nadjari est depuis de nombreuses années une des personnalités et des révélationsNadjari du cinéma, hexagonal et israélien. Né en Marseille en 1971 il fait des études d’art plastiques à Strasbourg et est un des compagnons de Yeshiva de Benny Levy. En 2003, il part en Israël faire deux films qui le feront connaître du grand public : Avanim tourné à Tel Aviv pour lequel il reçoit le Prix France Culture du meilleur cinéaste 2005 ; Tehilim tourné à Jérusalem et présenté en sélection officielle (représentant Israël) au Festival de Cannes 2007, pour lequel il obtient le Prix du meilleur film du Festival Tokyo Filmex en 2007.

 

PAF : 10€ (Demi-tarif pour les étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la carte MABER)

 

 

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Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild

Ciné-club du 22 mai 2013 avec la projection du film
« Au bout du bout du banc » réalisé en 1979 par Peter Kassovitz sur une musique de Georges Moustaki avec
Victor Lanoux, Jane Birkin, Georges Wilson, Patrick Chesnais et le très jeune Mathieu Kassovitz.

Ce film dénonce la difficile question de la transmission dans le judaïsme ainsi que le nécessaire passage des générations.

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Rencontre avec Peter Kassovitz

 

Rencontre avec Peter Kassovitz et projection deau bout
 Au bout du bout du banc (1979)


Mercredi 22 mai 2013, 20 heures

Une comédie moins légère qu’il n’y paraît, montrant un Peter Kassovitz préoccupé par le destin juif et en particulier par la difficile question de la transmission et du nécessaire passage des générations.

PAF : 5 € 

 

 

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Rencontre avec Marin Karmitz

Rencontre avec Marin Karmitz
Projection du film Coup pour coup (1972)

Mercredi 6 février 2013 à 20 heuresKarmitz

Ciné-club animé par Isy Morgensztern

Marin Karmitz est né en 1938 en Roumanie d’une famille juive d’origine polonaise et syrienne.
Il passe laguerre caché et émigre en France alors à l’âge de neuf ans.

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Réfugié provenant d’Allemagne, apatride d’origine polonaise

La Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild recevait le 14 novembre dernier le romancier et cinéaste Robert Bober.

Isy Morgensztern  interroge Robert Bober d’emblée sur son parcours de cinéaste en lui posant cette question essentielle : « Comment passe-t-on de la confection à la caméra ? ». En effet, Robert Bober a été tailleur jusqu’à l’âge de 22 ans et ne possédait alors que le diplôme de l’école de coupe.

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Première diffusion mondiale du film de Judith Wechsler

Première diffusion mondiale du film de Judith Wechsler

Je suis une mémoire vivante
Nahum N. Glatzer et la transmission de l’enseignement judéo-allemand 

Nahum Glatzer (1903-1990) était un universitaire américain d’origine allemande. Formé dans le monde de la yeshiva à Lemberg, puis proche de Franz Rosenzweig et de Martin Buber, il quitte l’Allemagne pour la Palestine en 1933, avant de rejoindre les USA en 1938. Grand spécialiste et biographe de Franz Rosenzweig, Franz Kafka, Hillel l’Ancien, il publie des recueils de textes (Maïmonide par exemple) et des essais qui font date, sur le personnage de Job en particulier.

 

Sa fille Judith Wechsler, elle-même universitaire américaine et spécialiste d’histoire de l’Art, a réalisé un film plein de tendresse en hommage à son père. On le voit prononcer une conférence sur Job, et de nombreux documents familiaux montrent la douceur de cet être qui avait lui-même été élevé dans la plus grande rigueur.

 

De nombreux témoignages de ses étudiants, devenus à leur tour des maîtres des études juives aux Etats-Unis, rappellent la profondeur de l’enseignement de Nahum Glatzer, ainsi que sa grande humilité, et son humour.

 

Pour la première projection publique de ce film, spécialement sous-titré en français pour l’occasion, la Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild, en collaboration avec la Société des études juives et l’Institut universitaire Elie Wiesel, avait organisé une rencontre autour de Judith Wechsler le 27 novembre, dans le grand auditorium du centre Alliance Edmond J. Safra.

 

Jean-Claude Kuperminc, directeur de la bibliothèque de l’AIU, a présenté la soirée, au cours de laquelle Franklin Rausky, directeur des études de l’Institut universitaire Elie Wiesel a évoqué le thème de l’exil, subi par de si nombreux érudits originaires d’Allemagne et d’Autriche. L’exil, c’est la sortie du monde d’avant, rassurant, pour entrer dans un nouveau monde. Face à cette épreuve, certains sombrent dans la dépression, voire dans le suicide. La psychanalyse prend au contraire nombre d’exemple de résilience dans la vie de ces savants juifs exilés par la faute du nazisme. Glatzer a subi au cours de sa vie des exils successifs. Premier départ, de sa Lemberg natale, terre d’orthodoxie juive, à Francfort où il rencontre la philosophie juive incarnée par Franz Rosenzweig. Puis à l’arrivée de Hitler au pouvoir, nouveau départ vers la Palestine, où il découvre une autre forme de vie juive. Enfin, en 1938, les Etats-Unis, où les études juives sont quasi inexistantes. Glatzer y introduit la philosophie juive de Buber, Rosenzweig, Herman Cohen.

 

Mireille Hadas-lebel, présidente de la Société des études juives, a ensuite montré l’influence de Glatzer sur les études juives américaines. Elle constate que la bibliographie des sciences du judaïsme avant 1938 est principalement écrite en allemand, elle devient anglophone après la seconde guerre mondiale. Ce passage est dû à la présence de ces exilés juifs allemands et autrichiens, dont Glatzer est un modèle. Il ne faut pas oublier le très fort préjugé antijuif de la société américaine, qui se traduit par un accès très limité pour les Juifs aux études supérieures dans les universités traditionnelles. C’est ce qui préside à la naissance de l’Université Brandeis en 1948, une université juive non sectaire, où Glatzer va créer un département d’études juives et du Moyen Orient, un modèle qui sera repris ensuite sur tout le territoire américain. La même expérience se renouvelle avec le rav Soloveitchik à Yeshiva University, ou avec Abraham Heschel au Jewish Theological Seminary de New York. Judith_WechslerMireille Hadas-Lebel évoque certaines des figures des études juives américaines qu’elle a eu l’occasion de rencontrer, comme Hans Jonas, philosophe précurseur de l’écologie, ou encore Harry Wolfsohn, dont le bureau à Harvard contenait un réfrigérateur rempli de livres. La tradition se poursuit aujourd’hui, principalement sur la côte Est des Etats-Unis, avec par exemple Frances Malino, de Wellesley College, qui a beaucoup travaillé sur les archives de l’Alliance, et qui développe le projet Diarna d’accès à l’histoire des Juifs des pays d’Islam grâce à Google Earth.

 

Judith Wechsler Glatzer  a expliqué la genèse de son film, qu’elle présentait en public pour la toute première fois. Elle a puisé dans les énormes réserves d’archives familiales, s’est rendue sur les lieux de vie de son père, à Lemberg devenue Lviv, à Francfort, ou en Israël. Elle a recueilli les témoignages de ses disciples Paul Mendes Flohr, Michael Fishbane, et jusqu’à son propre récit de la vie avec son père. Des images très émouvantes de la relation de Nahum Glatzer avec sa petite-fille, éclairent le parcours de cet homme de bonté qui s’est toute sa vie confronté à la question philosophique du Mal, notamment à travers ses travaux sur Job.

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