Ciné-Club

CinéClub

Ciné-club avec Moché Mizrahi

Dans le cadre de son ciné-club, la Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild recevait le 16 février le réalisateur franco-israélien Moché Mizrahi. Le public a pu (re-)découvrir son adaptation du roman d'Albert Cohen, Mangeclous, avec notamment Bertrand Blier, Pierre Richard et Jacques Villeret. Lors du débat animé par IsyMizrahi Morgensztern, Moché Mizrahi, l'inoubliable réalisateur de Rosa je t'aime! - a évoqué Alexandrie, ville de son enfance et sa triple culture - juive séfarade, française et israélienne -. Il a ensuite raconté sa rencontre avec Simone Signoret qui accepta finalement de jouer dans La Vie devant soi.

Moché Mizrahi a également évoqué la difficulté pour un cinéaste d'adapter un roman, prenant pour exemple le travail d'écriture qu'il a du faire à partir du roman d'Albert Cohen dont il s'est efforcé de garder la verve. Il a conclu la soirée par une analyse des réussites et des difficultés du cinéma israélien actuel qui a trop tendance à vouloir copier ce qui se fait ailleurs et qui devrait gagner en originalité.

Ciné - club avec Amos Gitaï

Gitai
Jeudi 12 janvier, la Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild recevait dans le cadre de la série « Leur premier film » le célèbreester cinéaste israélien Amos Gitaï. Le public nombreux a pu re(voir) le premier film de fiction d’Amos Gitaï, Esther, écrit et réalisé après une suite de documentaires polémiques et abrupts sur la réalité israélienne et le conflit israélo-palestinien. Au cours du débat animé par Isy Morgensztern, le cinéaste a évoqué la construction de cette première fiction, son attrait pour la Bible, que sa mère enseignait, et son attachement à Israël. Il a enfin évoqué le rôle du cinéma qui doit avant tout être porteur d’un message social, culturel ou politique.


Le 16 février prochain, nous accueillerons Moshé Mizrahi, inoubliable réalisateur de Rosa je t’aime, qui présentera son film Mangeclous, adapté de l’œuvre de Albert Cohen.

Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild a projeté le film « Le 3eme cri »

Dans le cadre du ciné-club mensuel la la Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild a projeté le film « Le 3eme cri » et a reçu le 26 avril le réalisateur suisse et israélien Igaal Niddam, honorant ainsi à l’occasion du Yom Haatzmaout à la fois un premier film (réalisé en 1974) et un tempérament inquiet de l’évolution de la société israélienne. On connaît aujourd’hui Niddam par sa dernière œuvre, « Dan et Aaron - Brothers » qui met aux prises deux frères, l’un devenu juif ultra-orthodoxe et l’autre resté vivre dans le milieu agnostique d’un kibboutz (DVD récemment sorti dans le commerce, Kayam film prod). Un film qui débat avec finesse et une tension inquiète de l’avenir de l’Etat d’Israël, pays laïque et démocratique qui se cherche parfois une identité au travers d’une religion.

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Des lendemains qui chantent ?

Dans le cadre du ciné-club mensuel la Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild a reçu le 15 mars le réalisateur Jacques Fansten et l’auteur de théâtre et ici scénariste Jean-Claude Grumberg. Le film projeté, “Les lendemains qui chantent” réalisé pour la télévision en 1985 qui  avait gardé sa tendresse et son ironie acide a remis enjacques_fansten2 mémoire l’attachement - souvent irraisonné - de nombreux juifs ashkenazes au communisme venu de l’Est. Jacques Fansten a évoqué sa propre enfance alors qu’il fréquentait les colonies de vacances de la CCE (le cercle amical des juifs communistes qui logeait, cela ne s’invente pas, rue de Paradis) et son père, ancien résistant et déporté, qui fut une des figures du mouvement. Jean-Claude Grumberg a dit lui ce qui, avec le temps, était devenu « son attachement » et une forme d’admiration pour ces gens simples qui avaient cru à un monde meilleur dont l’Union Soviétique était le modèle. Les questions du public ont porté autant sur cette époque, au sortir de la guerre - difficile à appréhender aujourd’hui - et la situation matérielle mais surtout psychologique dans laquelle se trouvaient les juifs rescapés des camps venus d’Europe de l’Est que sur la fabrication du film lui même et du casting magnifique, dont Wojtek Psoniak était le rôle titre. Isy Morgensztern, qui animait la soirée a évoqué la responsabilité de ces gens modestes et généreux qui avaient défendu, pour de bonnes raisons, une cause douteuse.

Ciné-club avec Serge Moati

Serge Moati au ciné-club de la Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild, 28 juin 2012moati
Soirée animée par Isy Morgensztern

On connaît le compagnon de route de la gauche, la retransmission en direct de « l’intronisation » de François Mitterrand en mai 81, au Panthéon. Les magazines de télévision produits et animés par Serge Moati, ses documentaires de société produits et réalisés, dont récemment sur les élections. On connaît moins bien l’homme et l’on sait peu qu’il a été un auteur de long-métrages de fiction. Sa carrière publique est jalonnée dans les années 70 par de nombreuses fictions pour la télévision qui font de lui un homme apprécié et connu dans tous les foyers (« Le Sagouin » en 1972, un téléfilm, adapté d’un roman de François Mauriac, « Le Pain noir, en 1974 une série adaptée d’une œuvre de l’écrivain Georges-Emmanuel Clancier, etc ...). C’est à la rencontre d’un personnage complexe et des plus attachants que le public est allé le 28 juin. Un premier film rare, « Nuit d’or », sorti en 1974, un climat étrange, lourd parfois, un bijou de réalisation avec des acteurs célèbres (Klaus Kinski, Maurice Ronet, Bernard Blier, Charles Vanel, Anny Duperey, Marie Dubois, Catherine Arditi, Raymond Bussières, Jean-Luc Bideau, etc …) qui nous a permis, en débattant du film et des thèmes qu’il aborde d’en comprendre les procédés de fabrication, le travail d’un réalisateur tout à la fois libre, obsessionnel, scrupuleux et grand connaisseur de l’histoire du cinéma, mais aussi d’entrevoir des aspects personnels de la vie de Serge Moati, juif né en Tunisie (ses rapports avec la France mais aussi Israël où il a séjourné), la figure du père (franc-maçon et homme public à Tunis) le choc que fut la mort à 11 ans de ses deux parents. Une rencontre riche et féconde, en présence d’un public nombreux et impliqué.

 

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