Activités

Médiathèque

Rencontre avec Marin Karmitz

Rencontre avec Marin Karmitz
Projection du film Coup pour coup (1972)

Mercredi 6 février 2013 à 20 heuresKarmitz

Ciné-club animé par Isy Morgensztern

Marin Karmitz est né en 1938 en Roumanie d’une famille juive d’origine polonaise et syrienne.
Il passe laguerre caché et émigre en France alors à l’âge de neuf ans.

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Réfugié provenant d’Allemagne, apatride d’origine polonaise

La Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild recevait le 14 novembre dernier le romancier et cinéaste Robert Bober.

Isy Morgensztern  interroge Robert Bober d’emblée sur son parcours de cinéaste en lui posant cette question essentielle : « Comment passe-t-on de la confection à la caméra ? ». En effet, Robert Bober a été tailleur jusqu’à l’âge de 22 ans et ne possédait alors que le diplôme de l’école de coupe.

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Première diffusion mondiale du film de Judith Wechsler

Première diffusion mondiale du film de Judith Wechsler

Je suis une mémoire vivante
Nahum N. Glatzer et la transmission de l’enseignement judéo-allemand 

Nahum Glatzer (1903-1990) était un universitaire américain d’origine allemande. Formé dans le monde de la yeshiva à Lemberg, puis proche de Franz Rosenzweig et de Martin Buber, il quitte l’Allemagne pour la Palestine en 1933, avant de rejoindre les USA en 1938. Grand spécialiste et biographe de Franz Rosenzweig, Franz Kafka, Hillel l’Ancien, il publie des recueils de textes (Maïmonide par exemple) et des essais qui font date, sur le personnage de Job en particulier.

 

Sa fille Judith Wechsler, elle-même universitaire américaine et spécialiste d’histoire de l’Art, a réalisé un film plein de tendresse en hommage à son père. On le voit prononcer une conférence sur Job, et de nombreux documents familiaux montrent la douceur de cet être qui avait lui-même été élevé dans la plus grande rigueur.

 

De nombreux témoignages de ses étudiants, devenus à leur tour des maîtres des études juives aux Etats-Unis, rappellent la profondeur de l’enseignement de Nahum Glatzer, ainsi que sa grande humilité, et son humour.

 

Pour la première projection publique de ce film, spécialement sous-titré en français pour l’occasion, la Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild, en collaboration avec la Société des études juives et l’Institut universitaire Elie Wiesel, avait organisé une rencontre autour de Judith Wechsler le 27 novembre, dans le grand auditorium du centre Alliance Edmond J. Safra.

 

Jean-Claude Kuperminc, directeur de la bibliothèque de l’AIU, a présenté la soirée, au cours de laquelle Franklin Rausky, directeur des études de l’Institut universitaire Elie Wiesel a évoqué le thème de l’exil, subi par de si nombreux érudits originaires d’Allemagne et d’Autriche. L’exil, c’est la sortie du monde d’avant, rassurant, pour entrer dans un nouveau monde. Face à cette épreuve, certains sombrent dans la dépression, voire dans le suicide. La psychanalyse prend au contraire nombre d’exemple de résilience dans la vie de ces savants juifs exilés par la faute du nazisme. Glatzer a subi au cours de sa vie des exils successifs. Premier départ, de sa Lemberg natale, terre d’orthodoxie juive, à Francfort où il rencontre la philosophie juive incarnée par Franz Rosenzweig. Puis à l’arrivée de Hitler au pouvoir, nouveau départ vers la Palestine, où il découvre une autre forme de vie juive. Enfin, en 1938, les Etats-Unis, où les études juives sont quasi inexistantes. Glatzer y introduit la philosophie juive de Buber, Rosenzweig, Herman Cohen.

 

Mireille Hadas-lebel, présidente de la Société des études juives, a ensuite montré l’influence de Glatzer sur les études juives américaines. Elle constate que la bibliographie des sciences du judaïsme avant 1938 est principalement écrite en allemand, elle devient anglophone après la seconde guerre mondiale. Ce passage est dû à la présence de ces exilés juifs allemands et autrichiens, dont Glatzer est un modèle. Il ne faut pas oublier le très fort préjugé antijuif de la société américaine, qui se traduit par un accès très limité pour les Juifs aux études supérieures dans les universités traditionnelles. C’est ce qui préside à la naissance de l’Université Brandeis en 1948, une université juive non sectaire, où Glatzer va créer un département d’études juives et du Moyen Orient, un modèle qui sera repris ensuite sur tout le territoire américain. La même expérience se renouvelle avec le rav Soloveitchik à Yeshiva University, ou avec Abraham Heschel au Jewish Theological Seminary de New York. Judith_WechslerMireille Hadas-Lebel évoque certaines des figures des études juives américaines qu’elle a eu l’occasion de rencontrer, comme Hans Jonas, philosophe précurseur de l’écologie, ou encore Harry Wolfsohn, dont le bureau à Harvard contenait un réfrigérateur rempli de livres. La tradition se poursuit aujourd’hui, principalement sur la côte Est des Etats-Unis, avec par exemple Frances Malino, de Wellesley College, qui a beaucoup travaillé sur les archives de l’Alliance, et qui développe le projet Diarna d’accès à l’histoire des Juifs des pays d’Islam grâce à Google Earth.

 

Judith Wechsler Glatzer  a expliqué la genèse de son film, qu’elle présentait en public pour la toute première fois. Elle a puisé dans les énormes réserves d’archives familiales, s’est rendue sur les lieux de vie de son père, à Lemberg devenue Lviv, à Francfort, ou en Israël. Elle a recueilli les témoignages de ses disciples Paul Mendes Flohr, Michael Fishbane, et jusqu’à son propre récit de la vie avec son père. Des images très émouvantes de la relation de Nahum Glatzer avec sa petite-fille, éclairent le parcours de cet homme de bonté qui s’est toute sa vie confronté à la question philosophique du Mal, notamment à travers ses travaux sur Job.

Ciné-club avec Moché Mizrahi

Dans le cadre de son ciné-club, la Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild recevait le 16 février le réalisateur franco-israélien Moché Mizrahi. Le public a pu (re-)découvrir son adaptation du roman d'Albert Cohen, Mangeclous, avec notamment Bertrand Blier, Pierre Richard et Jacques Villeret. Lors du débat animé par IsyMizrahi Morgensztern, Moché Mizrahi, l'inoubliable réalisateur de Rosa je t'aime! - a évoqué Alexandrie, ville de son enfance et sa triple culture - juive séfarade, française et israélienne -. Il a ensuite raconté sa rencontre avec Simone Signoret qui accepta finalement de jouer dans La Vie devant soi.

Moché Mizrahi a également évoqué la difficulté pour un cinéaste d'adapter un roman, prenant pour exemple le travail d'écriture qu'il a du faire à partir du roman d'Albert Cohen dont il s'est efforcé de garder la verve. Il a conclu la soirée par une analyse des réussites et des difficultés du cinéma israélien actuel qui a trop tendance à vouloir copier ce qui se fait ailleurs et qui devrait gagner en originalité.

Ciné - club avec Amos Gitaï

Gitai
Jeudi 12 janvier, la Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild recevait dans le cadre de la série « Leur premier film » le célèbreester cinéaste israélien Amos Gitaï. Le public nombreux a pu re(voir) le premier film de fiction d’Amos Gitaï, Esther, écrit et réalisé après une suite de documentaires polémiques et abrupts sur la réalité israélienne et le conflit israélo-palestinien. Au cours du débat animé par Isy Morgensztern, le cinéaste a évoqué la construction de cette première fiction, son attrait pour la Bible, que sa mère enseignait, et son attachement à Israël. Il a enfin évoqué le rôle du cinéma qui doit avant tout être porteur d’un message social, culturel ou politique.


Le 16 février prochain, nous accueillerons Moshé Mizrahi, inoubliable réalisateur de Rosa je t’aime, qui présentera son film Mangeclous, adapté de l’œuvre de Albert Cohen.

Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild a projeté le film « Le 3eme cri »

Dans le cadre du ciné-club mensuel la la Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild a projeté le film « Le 3eme cri » et a reçu le 26 avril le réalisateur suisse et israélien Igaal Niddam, honorant ainsi à l’occasion du Yom Haatzmaout à la fois un premier film (réalisé en 1974) et un tempérament inquiet de l’évolution de la société israélienne. On connaît aujourd’hui Niddam par sa dernière œuvre, « Dan et Aaron - Brothers » qui met aux prises deux frères, l’un devenu juif ultra-orthodoxe et l’autre resté vivre dans le milieu agnostique d’un kibboutz (DVD récemment sorti dans le commerce, Kayam film prod). Un film qui débat avec finesse et une tension inquiète de l’avenir de l’Etat d’Israël, pays laïque et démocratique qui se cherche parfois une identité au travers d’une religion.

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Des lendemains qui chantent ?

Dans le cadre du ciné-club mensuel la Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild a reçu le 15 mars le réalisateur Jacques Fansten et l’auteur de théâtre et ici scénariste Jean-Claude Grumberg. Le film projeté, “Les lendemains qui chantent” réalisé pour la télévision en 1985 qui  avait gardé sa tendresse et son ironie acide a remis enjacques_fansten2 mémoire l’attachement - souvent irraisonné - de nombreux juifs ashkenazes au communisme venu de l’Est. Jacques Fansten a évoqué sa propre enfance alors qu’il fréquentait les colonies de vacances de la CCE (le cercle amical des juifs communistes qui logeait, cela ne s’invente pas, rue de Paradis) et son père, ancien résistant et déporté, qui fut une des figures du mouvement. Jean-Claude Grumberg a dit lui ce qui, avec le temps, était devenu « son attachement » et une forme d’admiration pour ces gens simples qui avaient cru à un monde meilleur dont l’Union Soviétique était le modèle. Les questions du public ont porté autant sur cette époque, au sortir de la guerre - difficile à appréhender aujourd’hui - et la situation matérielle mais surtout psychologique dans laquelle se trouvaient les juifs rescapés des camps venus d’Europe de l’Est que sur la fabrication du film lui même et du casting magnifique, dont Wojtek Psoniak était le rôle titre. Isy Morgensztern, qui animait la soirée a évoqué la responsabilité de ces gens modestes et généreux qui avaient défendu, pour de bonnes raisons, une cause douteuse.

Ciné-club avec Serge Moati

Serge Moati au ciné-club de la Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild, 28 juin 2012moati
Soirée animée par Isy Morgensztern

On connaît le compagnon de route de la gauche, la retransmission en direct de « l’intronisation » de François Mitterrand en mai 81, au Panthéon. Les magazines de télévision produits et animés par Serge Moati, ses documentaires de société produits et réalisés, dont récemment sur les élections. On connaît moins bien l’homme et l’on sait peu qu’il a été un auteur de long-métrages de fiction. Sa carrière publique est jalonnée dans les années 70 par de nombreuses fictions pour la télévision qui font de lui un homme apprécié et connu dans tous les foyers (« Le Sagouin » en 1972, un téléfilm, adapté d’un roman de François Mauriac, « Le Pain noir, en 1974 une série adaptée d’une œuvre de l’écrivain Georges-Emmanuel Clancier, etc ...). C’est à la rencontre d’un personnage complexe et des plus attachants que le public est allé le 28 juin. Un premier film rare, « Nuit d’or », sorti en 1974, un climat étrange, lourd parfois, un bijou de réalisation avec des acteurs célèbres (Klaus Kinski, Maurice Ronet, Bernard Blier, Charles Vanel, Anny Duperey, Marie Dubois, Catherine Arditi, Raymond Bussières, Jean-Luc Bideau, etc …) qui nous a permis, en débattant du film et des thèmes qu’il aborde d’en comprendre les procédés de fabrication, le travail d’un réalisateur tout à la fois libre, obsessionnel, scrupuleux et grand connaisseur de l’histoire du cinéma, mais aussi d’entrevoir des aspects personnels de la vie de Serge Moati, juif né en Tunisie (ses rapports avec la France mais aussi Israël où il a séjourné), la figure du père (franc-maçon et homme public à Tunis) le choc que fut la mort à 11 ans de ses deux parents. Une rencontre riche et féconde, en présence d’un public nombreux et impliqué.

 

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